Barcelone: un robot pour chauffeur

21 septembre, 2016 (14:14) | business | By: admin

Chauffeurs de bus, de taxis : tous vivent actuellement leurs dernières heures. C’est désormais une certitude. D’ici moins de cinq ans, ils seront sans doute remplacés par des softwares. J’en ai eu la preuve récemment, en assistant à un séminaire à Barcelone consacré aux nouvelles technologies. J’y suis allé avec plaisir, car c’est souvent l’occasion d’observer de plus près les innovations qui sont sur le point de chambouler nos vies. Et celle qui m’a vraiment ébloui cette fois, c’est l’incroyable avancée qu’ont pu faire les voitures autonomes. Les premiers véhicules automatisés débarquent un peu partout, par la petite porte, sans que l’on en parle trop. Et s’ils ne sont pour le moment qu’en phase de test, l’engouement dont témoignent industriels et politiques pour ces transports révolutionnaires révèle à quel point ils risquent de se développer rapidement. Le monde du futur est en passe de devenir réalité. Il ne sera certes pas fait de voitures volantes (du moins, pour l’instant), mais nous conduit cependant à avoir des programmes pour chauffeur : et c’est déjà pas mal. En réalité, j’ai longtemps eu du mal à voir l’intérêt de cette technologie. Je ne sais pas trop pourquoi. Mais ce qui est clair, c’est que l’intérêt que représentent ces conducteurs ne peut laisser personne de marbre. Il y a bien entendu la sécurité : un programme informatique ne roule pas en état d’ivresse, n’est pas distrait par un appel téléphonique, et ne peut s’endormir au volant. En soi, c’est déjà beaucoup, et cela va déjà améliorer notablement la sécurité routière. Après tout, 90% des accidents graves sont liés à une erreur humaine. Mais ce n’est en fait qu’un début. Les voitures autonomes vont également rendre la circulation plus fluide, ou encore permettre de relever les limitations de vitesse ! Mieux encore, il sera enfin possible d’envisager les voitures volantes. Car si des humains ont déjà du mal à rouler correctement dans un espace en 2 dimensions, je vous laisse imaginer ce que cela donnerait dans les airs ! Tandis qu’avec un robot pour chauffeur, tout devient soudain possible…Cette présentation m’a tellement fait rêver que désormais, je suis pressé de voir venir cette mutation prendre sa place dans le paysage. Clairement, depuis ce séminaire à Barcelone, je ne vois plus du tout les choses de la même manière ! D’ailleurs, au passage, je vous mets en lien l’agence qui s’est chargée de l’événement : j’ai été séduit par la qualité de son organisation. Suivez le lien pour le contact : http://www.agence-seminaire-barcelone.fr

iWatch

5 juillet, 2016 (12:34) | business | By: admin

Après avoir lancé la première édition de son Apple Watch, le géant californien a encore franchi une étape supplémentaire dans son ambition de conquête du marché du luxe avec la version Hermès. Tout a été dit à ce sujet, mais cette innovation et les changements qu’elle introduit représentent un magnifique cas d’école pour voir ce qui a évolué dans le rapport entre luxe, nouvelles technologies et pérennité. A priori on a à faire à trois éléments bien différents, voire parfois opposés, mais qui pourtant ont toujours entretenu un lien de proximité, comme le montre l’histoire des marques et des technologies. La marque à la pomme s’est toujours inscrit dans cette logique. Depuis sa création Apple veut tirer vers le haut les « nouvelles technologies ». Steve Jobs s’est toujours démené pour que les machines soient considérées au même titre que des objets de luxe. En s’attaquant à la montre, il semblerait que le géant californien ait enfin trouvé le moyen de parachever cet objectif. Pourtant, malgré les efforts consentis, on réalise que même un objet imposant tel que l’Apple Watch Edition Gold n’a pas encore atteint tout à fait le prestige d’une Oyster Perpetual Rolex ou d’une Big Bang Hublot. Ne parlons même pas d’une complication Patek Philippe. Il y’a sans doute plusieurs raisons à cela, bien évidemment Apple est un nouveau-né sur le marché de l’horlogerie. Mais la raison qui nous intéresse ici et qui nous paraît fondamentale, c’est le rôle joué par la technologie dans l’objet de luxe. Ce qui fait que l’Apple Watch Edition Gold n’est pas perçue spontanément comme une montre de luxe par les amateurs du genre, malgré son prix élevé et le choix des matériaux, c’est l’intuition de l’obsolescence du produit. En effet, l’acquéreur n’aura pas le sentiment de posséder un objet qui traversera les générations. Il ne pourra jamais lui attribuer le fameux slogan de Patek « You never actually own a Patek Philippe, You merely take care of it for the next generation ». A peine mis sur le marché, le produit technologique par définition est déjà dépassé. Alors que le produit de luxe, lui, peut se repasser d’une génération à une autre sans subir les effets du temps. Il y a pourtant des exceptions. Un moteur de Ferrari V12 réussit par exemple cet incroyable tour de passe passe : bien qu’objet technologique pure, il ne craint pas l’obsolescence. Mais cette « faculté » n’est pas donnée à tous les objets technologiques. En effet, dès qu’il s’agit de « nouvelles technologies » on se rend compte que les choses se compliquent et qu’il faut ajouter des « artifices » et du « marketing » pour dire « ceci est un objet de luxe que l’on va garder ». La question qui se pose alors est : « N’est-ce pas cette difficulté à atteindre la pérennité qui empêche les nouvelles technologies de rejoindre spontanément l’univers du luxe ? » Cette démarcation naturelle semble infranchissable, car le propre de la technologie c’est bien de toujours se dépasser elle-même par le biais de l’innovation. Pourtant, cela ne veut pas dire pour autant que les objets de luxe ne peuvent être des objets technologiques. Les marques de luxe ne cessent d’innover. Certaines ont même désormais tout misé sur l’innovation. Mais on peut ajouter tous les rubis et l’or que l’on souhaite à une montre, à partir du moment où on sait qu’elle est déjà dépassée par la mise à jour à laquelle elle ne pourra pas échapper, elle cesse immédiatement d’être perçue comme un pur objet de luxe. Car la raison principale pour laquelle elle sera désirée par le consommateur sera bien l’innovation technologique. La question qui se pose aux marques et aux innovateurs aujourd’hui est « comment créer un objet parfaitement homogène qui soit un bon compromis entre luxe et technologie ? » On trouve une belle illustration de ce problème au travers des objets de la marque « Art of Secret ». En redonnant vie à la tradition des meubles secrets, elle va chercher son inspiration dans l’histoire de l’artisanat et des techniques. Ainsi, le bureau Duo Expression se présente au premier abord comme un bel objet de design composé de bois et cuir précieux. La technologie qui lui permet d’être un meuble secret n’est pas une fin en soi, elle est juste un moyen. Etant totalement invisible, elle ne perturbe pas l’usage. On comprend alors qu’à partir du moment où la technologie est parfaitement intégrée dans l’objet et qu’elle n’est pas le but ultime, alors on a en partie répondu à la question : un objet de luxe peut bien être un objet technologique quand son usage devient pérenne. L’inverse est moins évident : un objet technologique ne devient pas systématiquement un objet de luxe, parce qu’il aurait pris les atours du luxe. Et quand une marque de la taille d’Apple, doit aller chercher la caution d’une autre telle que Hermès pour se dire qu’elle appartient à l’univers du luxe, alors, là, n’est-on pas dans l’artifice?

Le replis identitaire

5 juillet, 2016 (12:33) | Uncategorized | By: admin

Il faut être réaliste. Même ceux qui pavoisent parce que le Front national n’a pris aucune présidence de région en France, ne peuvent plus se cacher que le vote d’extrême droite progresse et que 6,8 millions de Français se sont portés sur un parti xénophobe. Aux USA, Donald Trump est toujours le favori des primaires républicaines, malgré des incartades que reprouvent les élites, mais qui reflètent le malaise social. Partout dans l’Occident, la droite extrême est en progression, rapide et constante. Le point commun de tous ces mouvements c’est la haine de l’Islam, déclarée, dans l’outrance. Florilège: « Les musulmans ne peuvent avoir exactement le même rand que les catholiques », Marion-Maréchal-Le Pen, sa tante a dit « Si nous perdons, la Chariâa va remplacer la constitution », et Donald Trump veut interdire l’entrée du territoire aux musulmans. Toutes ces déclarations tombent sous le coup des lois en vigueur dans ces pays, puisqu’elles incitent à la haine et au racisme. Mais comme elles émanent de dirigeants politiques, elles prennent un autre sens. Elles sont représentatives d’un courant au sein de ces sociétés, attiré par le réflexe identitaire. De grands historiens, des philosophes comme Michel Onfray, ont sauté le pas. Ils ne mettent plus en cause l’Islam radical, mais le dogme, le texte sacré: la guerre des civilisations, n’est pas loin. De l’autre côté, ce sont les courants islamistes qui arrivent au pouvoir, chaque fois que les élections réellement libres ont lieu. Ils ont un discours rétrograde sur les questions sociétales et professent une intimité ouverte aux valeurs universelles. Les Oulémas continuent à verser dans la haine de l’Occident, à refuser toute contextualisation du texte, et à attiser les peurs. Les voix humanistes, universalistes, ne sont plus très audibles. Les extrêmes s’alimentent et mènent le monde à la catastrophe d’un choc généralisé, qui entame déjà la cohésion de nombreux pays et provoque des guerres sans fin, elles mêmes renforcent les a priori. Si les politiques occidentales sont critiquables sur de nombreux points, le monde musulman se doit de réagir et dans le bon sens. Le choix de la modernité, de l’adhésion aux valeurs universelles doit être clairement assumé. On ne peut continuer à utiliser « la spécificité » comme un alibi, pour justifier le refus de l’égalité des individus, des principes de tolérance et du respect de toutes les croyances. La montée de l’islamophobie ne doit pas servir les replis identitaires, qui sont nécessairement régressifs, comme on l’a vu au Pakistan, où même la scolarisation des petites filles est remise en cause, alors que des femmes ont été à la base du nucléaire de ce pays. Au contraire, cette montée doit servir à une introspection qui peut s’appuyer sur des tentatives de réforme de Mohamed Abdou, Allal El Fassi, ou Balarbi El Alaoui. S’appuyer dessus pour aller plus loin. Le dialogue des cultures ne peut être l’apanage de quelques intellectuels humanistes. Il doit concerner l’ensemble des sphères avec comme objectif non pas l’assimilation, mais la convivialité autour de valeurs dégagées par l’humanité. Il devrait commencer, d’abord par la séparation des religions, du sacré, et de l’histoire qui est, elle, un fait humain et non divin. Seul ce chemin, long, difficile, évitera le choc des civilisations et permettra à l’humanité de trouver une paix durable, une prospérité mettant l’homme au centre.

L’art du Selfie

22 février, 2016 (15:22) | Loisir | By: admin

La Russie partenaire de l’adoption en France

22 février, 2016 (15:21) | International | By: admin

La Fédération de Russie représente un partenaire essentiel de la France dans le cadre de l’adoption internationale. La Russie constitue le premier pays d’origine (devant l’Ethiopie et la Colombie) des enfants adoptés à l’étranger par des familles françaises ou résidant en France : ainsi, 286 enfants russes ont été adoptés en 2011, 235 en 2012 et 185 en 2013, en procédure individuelle (2/3) ou par l’intermédiaire d’un des trois organismes d’adoption agréés (Agence Française de l’Adoption, De Pauline à Anaëlle et Enfance Avenir). En Russie, le cadre législatif pour la protection et le placement des enfants privés de soins parentaux est régi par le Code de la Famille (art 121, 122, 123,124, 127, 146, 165), le Code Civil (art 34) et certaines lois fédérales (loi N° 351 et 167 FZ). L’année 2013 a été particulièrement dense en termes d’échanges diplomatiques. Elle marque une année charnière de transition dans la coopération bilatérale de nos deux pays, suite notamment à d’importantes modifications survenues dans l’arsenal législatif russe : – entrée en vigueur de la loi fédérale russe N°167 FZ du 3.7.2013 portant réforme du Code de la Famille en matière de placement d’enfants orphelins et d’enfants privés de soins parentaux et prohibant l’adoption d’enfants russes par des couples de même sexe et des célibataires issus de pays ayant légalisé le mariage pour couples de même sexe. entrée en vigueur du décret promulguant l’obligation d’envoi de rapports de suivi des conditions de vie et d’éducation jusqu’aux 18 ans de l’enfant adopté. – entrée en vigueur de la circulaire d’instruction de la Cour Suprême russe du 29.8.2013 adressée aux juridictions russes relatives aux modalités d’application de la loi N°167 FZ – entrée en vigueur le 27.12.2013 du traité bilatéral franco-russe (signé à Moscou le 18.11.2011, ratifié par la Russie le 28.7.2012 puis par la France le 16.12.2013) relatif à la coopération dans le domaine de l’adoption dont l’objectif est de renforcer la coopération entre nos deux pays, de consolider les conditions de transparence et d’éthique dans l’intérêt supérieur des enfants adoptables, de sécuriser le parcours des candidats à l’adoption. Le traité institue le recours obligatoire à un opérateur (art 10) et met donc fin aux adoptions en procédure individuelle (à l’exception de celles prévues à l’art 20 et engagées avant l’entrée en vigueur du traité). Il prévoit la sélection des candidats à l’adoption par les autorités régionales russes (art 10, 11 et 12). Enfin l’art 16 al 6 précise les modalités de placement d’un enfant adopté dans une nouvelle famille (en cas de décès des parents adoptifs ; d’échec à l’adoption) conformément aux législations nationales respectives. La France se félicite de la ratification du traité bilatéral entré en vigueur le 27.12.2013 qui consolide la coopération entre nos deux pays dans le cadre de l’adoption internationale. Source: voyage groupe Russie.

Faire plus pour les migrants

22 février, 2016 (15:18) | International | By: admin

L’Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis le début de l’année plus de 350 000 personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l’«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l’établissement du «califat» du groupe armé État islamique à cheval sur l’Irak et la Syrie. Mais cette crise n’est pas exclusive à l’Europe, l’Asie du Sud-Est aux prises avec un trafic de migrants aussi tentaculaire que meurtrier connaît également cette triste réalité. » Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a exhorté lundi les pays européens à «faire plus» en faveur des centaines de milliers de migrants et réfugiés qui affluent vers l’Europe. «J’exhorte l’Europe à faire plus», a déclaré M. Ban à l’ouverture de la session annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU. Tout en reconnaissant que la crise migratoire en Europe suscite «de fortes passions», il a affirmé devant les 193 pays membres de l’assemblée que la réponse à cette crise devait être guidée «par les lois internationales, les droits de l’homme et la compassion». Face à ce phénomène, la solution n’est «pas de construire des murs» – comme le fait par exemple la Hongrie -, mais de traiter les causes de cet exode comme les guerres et les persécutions religieuses, a-t-il fait valoir. «Cent millions de personnes dans le monde ont besoin d’une assistance humanitaire immédiate» et 60 millions sont déplacées ou réfugiées, a-t-il souligné. «Jamais les humains ne se sont autant déplacés» pour fuir conflits, catastrophes ou famine. Il a par ailleurs rappelé qu’il avait convoqué une réunion ministérielle pour mercredi à l’ONU, en marge des travaux de l’assemblée, afin de tenter de définir «une approche globale» à la crise migratoire. Une des principales causes de la crise migratoire, la guerre en Syrie, devrait dominer les discours à la tribune de l’assemblée lundi, avec des interventions très attendues du président américain Barack Obama et de ses homologues russe Vladimir Poutine et français François Hollande.

Volkswagen savait depuis 2007

22 février, 2016 (15:16) | business | By: admin

L’équipementier auto Bosch avait fourni le logiciel permettant de réduire en apparence les émissions polluantes de ses diesel. Mais avait averti qu’il ne devait être en aucun cas monté sur des voitures de série. Qui savait quoi et depuis quand ? Depuis le début de l’affaire, les organes de contrôle internes à Volkswagen fouillent dans les vieux dossiers, à la recherche d’explications sur le scandale des moteurs diesel truqués qui a déjà coûté son poste au grand patron de Volkswagen Martin Winterkorn, remplacé vendredi par Matthias Müller. Et on en apprend tous les jours. Ce week-end, la presse allemande a ainsi révélé que l’équipementier Bosch aurait fourni dès 2007 à Volkswagen le logiciel permettant de truquer les émissions polluantes de ses véhicules diesel «à des fins de test». Mais le fournisseur avait pris soin de prévenir son client par écrit que l’installation de ce logiciel sur des voitures série serait totalement «illégale». «Visiblement, on avait connaissance de manipulations des émissions jusque dans les cercles élevés du management, depuis 2007», affirme l’édition dominicale du Bild Zeitung. Bosch rejette toute responsabilité dans cette affaire, rappelant que «dans le cadre de nos relations commerciales avec Volkswagen, nous sommes tenus à la confidentialité… La responsabilité de développer et d’intégrer les composants fournis repose sur VW.» Et il y a eu d’autres mises en garde de Bosch. Selon l’édition dominicale du Frankfurter Allgemeine Zeitung cette fois, un technicien du constructeur allemand aurait alerté ses supérieurs en 2011 de ces pratiques illégales. Ce document écrit de 2011 aurait été présenté vendredi aux membres du Conseil de Surveillance, sans que personne ne puisse s’expliquer pourquoi ces alertes répétées sont restées sans effet. Le dernier signal d’alarme connu remonte à mai 2014, lorsque les autorités environnementales américaines ont commencé à se pencher sur les modèles diesel du groupe. Sans que VW ne modifie en rien ses pratiques, ce qui plonge les observateurs allemands dans la plus grande perplexité. Sous pression maximale, le géant mondial de l’automobile s’apprête à faire appel à un cabinet américain d’audit externe, notamment pour déterminer une éventuelle responsabilité personnelle de plusieurs membres du directoire. Les cadres de la direction qui auraient agi de façon délibérée risquent des poursuites à titre personnel et des demandes de dédommagement du groupe, selon le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le PDG partant, Martin Winterkorn, qui a endossé la responsabilité du scandale tout en assurant ne rien savoir de l’affaire, réclamerait toujours de son côté le parachute doré de 28 millions d’euros que lui assurait son contrat. Il réclamerait en outre ses salaires jusqu’en 2016 et des primes de départ… Mais il n’est pas encore assuré de toucher cet argent, vu l’ampleur de la polémique outre-Rhin. Longtemps restées silencieuses, les autorités allemandes exigent désormais de Volkswagen un calendrier pour mettre tous les véhicules concernés par la tromperie aux normes anti-pollution. Le KBA, l’autorité fédérale des transports, a demandé au constructeur «des mesures contraignantes et un calendrier» d’ici le 7 octobre expliquant comment le groupe entend mettre ses véhicules aux normes d’émissions polluantes sans logiciels faussant les résultats, selon le Bild. Sans quoi le KBA pourrait retirer son agrément à tous les véhicules concernés. Les automobilistes ne pourraient alors plus utiliser leur véhicule s’il est concerné par le scandale, ce qui laisse augurer de sommes colossales en dommages et intérêts puisque rien qu’en Allemagne, près de 3 millions de véhicules seraient concernés ; et il y en a 11 millions à travers le monde. Le quotidien Die Welt doute toutefois de la détermination de Berlin, et parle même de «complot du diesel», assurant que le gouvernement allemand tente en parallèle de repousser l’introduction d’un nouveau test fiable par l’Union européenne de fin 2017 à 2021.

En Montgolfière sur Polignac

16 novembre, 2015 (17:07) | aviation, Loisir | By: admin

Cette semaine, je me suis rendu en Haute-Loire pour une activité plutôt singulière : un vol en montgolfière qui m’avait été offert par des amis. Une expérience déjà étonnante, au cours de laquelle j’ai découvert un site tout aussi étonnant : la forteresse de Polignac. Imaginez. A quelques encablures du Puy-en-Velay apparaît soudain une image que l’on croirait sortie d’une vieille gravure ou d’un jeu vidéo : une fortesse isolée. Quand on la découvre, surplombant toute la région alentour et faisant jeu égal avec les monts qui se devinent à l’horizon, on éprouve vraiment une impression étrange : celle de ne pas être dans la réalité ! Le lieu semble trop improbable, trop idéal pour exister. Et pourtant, ce puissant donjon est bien là, juché sur un large promontoire parfaitement arasé. Il est installé à près de 100 mètres d’altitude, semblant veiller sur des petites maisons qui paraissent avoir été semées à la volée au pied d’une large table volcanique. Ce château fort est l’ultime témoin d’une époque révolue et de l’existence de la puissante famille des Polignac qui a compté, au fil des générations, des hommes d’État et des hommes d’église, des chefs de guerre et des ambassadeurs. Cette forteresse ne possède pas de remparts car son emplacement naturel suffit à la défendre. Pour l’atteindre, il faut grimper, ce que je n’ai pas manqué de faire après le vol (ce fut décidément une journée toute en altitude). Un chemin et des escaliers mènent à la plateforme où l’on peut visiter quelques parties d’anciennes habitations seigneuriales et le donjon. Cette tour de pierre qui a été divisée en trois étages permet de grimper au sommet de ses 83 mètres et de découvrir une vue exceptionnelle sur la plaine et les massifs qui l’entourent. Pour découvrir la forteresse vue du ciel, je vous invite à essayer la montgolfière. Selon les vents, il est possible de découvrir les paysages toute l’année, départ au pied du château, et bien sûr d’avoir une vue exceptionnelle sur le Puy-en-Velay et les gorges de la région. Vous trouverez toutes les informations en suivant le lien vers le prestataire de ce baptême en montgolfière.

Le ghosting ou disparaitre du monde digitale

16 novembre, 2015 (17:05) | santé | By: admin

Le “goshting”, littéralement tiré de l’anglais “fantôme”, consiste à disparaitre pour éviter la confrontation, dans le cas d’une rupture sentimentale par exemple. Ce phénomène est-il nouveau ? Dans le champs de la culture humaine, il n’y a pas ou peu d’inédits. Par contre, nous renouvelons perpétuellement les anciens thèmes racontés par les siècles. Dans ces renouvellements il y a toujours des formes surprenantes. Le “ghosting” auquel vous faites référence est la réactualisation d’un ancien thème, qui pourrait être le thème des mystes. Les mystes sont ces détenteurs d’un secret, d’un non-dit, d’une chose cachée et tenue à l’écart de l’homme de la rue. Étymologiquement, le “upsilon” des “mystes” est le “y” de mystères, mais aussi le “u” que l’on retrouve dans “muet”, et dans l’anglais “mute”, c’est-à-dire quelque chose que l’on a tû, que l’on écarte des oreilles des autres. Le ghosting est une manière de se retirer de la prononciation, de s’extraire du discours social. Mais avec une variation : il renvoie immédiatement à la question du corps. Du corps présent, et du corps absent. Dans votre question, vous parlez immédiatement du contexte amoureux : c’est celui dans lequel le corps est toujours en perspective : perspective du toucher, de la fusion, du dégoût, du frôlement… Il n’y a pas des milliards de formes archétypales où le corps s’exprime (par sa présence ou par son retirement). Le lecteur de Barthes le sait : on se sent un peu violé en lisant les Fragments du discours amoureux, qui est un livre qui parle si intimement de nous alors qu’il parle en réalité du tout-à-l’avenant. Mais on peut toujours trouver des configurations nouvelles. Le “ghosting” est ainsi une manière de retirer son corps du discours social. De devenir le seul capable de parler de lui, de priver les autres d’agir sur lui, de faire de soi un secret pour l’autre. D’un côté c’est la preuve d’une force de caractère : on se retire d’un courant qui, pourtant, exprime du désir pour nous. D’un autre, c’est très commode : on tait aussi, presque magiquement, les voix de ceux qui ont quelque chose à nous dire. A l’ère du tout-numérique, où on peut facilement suivre la vie d’une personne sur les réseaux sociaux, ou la contacter à tout moment par internet, est-ce que phénomène est amplifié ? Le soi a toujours été une sorte de commodité, un bien d’échange. C’est la question de l’intimité qui se joue ici : où mon intimité commence-t-elle, qu’est ce que j’accepte de montrer de moi pour trouver ma place parmi mon époque ; et qu’est ce que je retire du marché courant, qu’est-ce que je me réserve. Cette dernière partie de nos vies est touchée par quelque chose de sacré. Sa valeur grandit. Elle devient comme de l’or. Nous la gardons jalousement comme le dragon. C’est toujours un bien d’échange, mais avec un tout petit nombre d’élu(e)s. A un moment de l’histoire où nous sommes obnubilés par la question de la relation, le soi est plus que jamais le centre d’un commerce. Un commerce des affects, un commerce amoureux, un commerce de l’égo. En conséquence de quoi, il nous arrive parfois d’emprunter un peu à la tirelire de l’intimité sacrée, pour habiller telle ou telle transaction sociale. On vend de la pudeur.

La Grèce et l’exigence d’entraide

16 novembre, 2015 (17:04) | International | By: admin

La participation du FMI au plan d’aide à la Grèce est loin d’être acquise et ne sera possible que si l’UE s’engage à alléger massivement la dette du pays, a prévenu l’institution mardi. Réclamée par les Européens, la participation du FMI au plan d’aide à la Grèce est loin d’être acquise et ne sera possible que si l’UE s’engage à alléger massivement la dette du pays, a prévenu l’institution mardi. «Nous avons été très clairs sur le fait que (…) nous avons besoin d’une solution concrète et ambitieuse au problème de la dette» pour accorder de nouveaux prêts à Athènes», a déclaré sous couvert d’anonymat un haut cadre du Fonds monétaire international en présentant un rapport sur la dette grecque. Ce document, publié dans l’urgence après des fuites dans la presse, avait été remis aux dirigeants européens samedi, deux jours avant la conclusion d’un pré-accord avec la Grèce prévoyant un troisième plan d’aide de 82 à 86 milliards d’euros sur trois ans en échange de réformes drastiques. Le diagnostic du FMI est sans appel: la dette grecque est «totalement non-viable» et devrait approcher les 200% de son produit intérieur brut dans les deux prochaines années, contre un ratio d’environ 175% actuellement. Or, aux termes de ses règles internes, le Fonds ne peut accorder des prêts à un pays que si sa dette est considérée «viable, avec une très forte probabilité». L’institution de Washington, qui avait contourné ses propres règles pour renflouer la Grèce en 2010 et en 2012, semble décidée à ne pas rééditer l’expérience. Depuis plusieurs semaines, elle appelle donc les Européens à alléger la dette faramineuse du pays, qui frôle les 320 milliards d’euros, afin de la rendre plus «viable». Mais, pour l’heure, ses demandes n’ont guère été entendues par des Européens qui sont de loin les premiers créanciers de la Grèce. L’accord arraché in extremis lundi, qui exige noir sur blanc la présence du FMI aux côtés des Européens, se contente ainsi d’indiquer que des «mesures additionnelles» d’allègement de dette pourraient être envisagées si Athènes tient ses engagements. «Ce n’est pas très concret, c’est un peu faible», a balayé le haut responsable du FMI, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse téléphonique. Le rapport du Fonds utilise un langage plus nuancé mais ne dit guère autre chose. «La dette de la Grèce ne peut désormais être viable qu’avec des mesures d’allègement de la dette qui vont beaucoup plus loin que ce que l’Europe a envisagé de faire jusque-là», indique le document. Le FMI soumet trois options aux Européens. La première consisterait à étendre de 10 à 30 ans le «délai de grâce» pendant lequel la Grèce n’aurait pas à rembourser sa dette aux Européens. La seconde, plus vague, résiderait dans des «transferts annuels» de fonds qui iraient directement alimenter le budget de la Grèce. La troisième est sans aucun doute la plus controversée: il s’agirait d’un «effacement de dette» pur et simple dont les Européens, Berlin en tête, ne veulent pas entendre parler. La chancelière allemande Angela Merkel a ainsi plusieurs fois assuré qu’une réduction classique de la dette grecque était «hors de question». Dans un précédent rapport publié avant le référendum grec du 5 juillet, le Fonds avait pourtant déjà évoqué cette option, chiffrant à 53 milliards d’euros la perte sèche encourue par les Européens au cas où Athènes ne tiendrait pas ses objectifs budgétaires. Une dégradation de la conjoncture en Grèce serait également lourde de conséquences financières pour les Européens, prévient le Fonds dans son rapport. «Des financements supplémentaires exceptionnels pourraient être nécessaires de la part des Etats-membres» en sus des 85 milliards d’euros envisagés par le FMI et retenus, peu ou prou, par la zone euro dans son pré-accord avec la Grèce. A terme, ce rapport pourrait bien relancer le débat sur l’engagement du FMI en Grèce, qui est exigé par l’Allemagne mais âprement combattu par Athènes. Pour l’heure, la question est en suspens: le FMI est de fait dans l’incapacité légale de prêter le moindre centime à la Grèce depuis que le pays a fait défaut vis-à-vis de l’institution le 30 juin. «Nous ne pouvons pas engager de discussions sur un programme tant que ces arriérés n’auront pas été épurés», a rappelé le responsable du FMI mardi.