Avec un chef

12 mai, 2017 (14:52) | gastronomie | By: admin

Etrange vie que la nôtre. Seuls les idiots qui ne changent pas d’avis, comme on dit. Récemment, je suis allé en cuisine pour assister à un cours de cuisine à Lille. Ca n’a rien de choquant, à première vue, mais Il y a un an à peine, les chances que je cuisine étaient aussi maigres que la liste d’idées neuves de Sarkozy. J’ai toujours détesté tout ce qui touchait de près ou de loin à la cuisine. Au final, ma chère et tendre m’invitait à sortir de la cuisine et me disait d’aller voir ailleurs si elle y était. Elle pensait même que je faisais exprès. Maintenant, j’ai du mal à comprendre pourquoi je réagissais comme ça. Cuisiner me paraissait tout simplementinsurmontable, j’étais pris de doutes existentiels pour les actes les plus rudimentaires.Je laissais ces plaisirs à mon épouse. j’étais obligé de cuisiner, j’étais comme une vache à qui on voudrait apprendre à conduire un train. Les rares fois où ma femme me demandait de lui venir en aide, elle le regrettait généralement. Au bout de trois minutes, il y en avait jusqu’au plafond. Ca finissait le plus souvent de la même manière :. Et je peux vous garantir qu’elle n’avait pas à forcer pour que je lui cède ! Maintenant, je ne saisis plus vraiment ma conduite. Cuisiner me semblait juste être un truc d’extraterrestre, je doutais de moi pour les gestes les plus élémentaires. Jusqu’au jour où le goût de la cuisine m’est venu. Sans doute ai-je passé trop de soirées à regarder Gordon Ramsay mettre en boîte des candidats dans Hell’s Kitchen. Un jour, j’ai voulu cuisinier le repas de famille. Oh, rien de très raffiné, apparemment : des pâtes carbo. Ca a été une catastrophe que l’on a fini par tout mettre à la poubelle, mais cela ne m’a pas dégoûté. En fait, une semaine plus tard, j’ai recommencé. Puis j’ai pris l’habitude. Mon fils donnait discrètement le contenu de son assiette au chien car mes plats étaient atroces, mais tout doucement, j’ai commencé à sortir des assiettes pas mal. Et voyant qu’elle n’arriverait pas à me faire abandonner, ma femme a décidé de me donner les bases en m’offrant ce cours de cuisine à Lille. Je n’y suis peut-être pas devenu un cuisinier hors pair, mais j’en suis ressorti aussi fier qu’un enfant ayant reçu son Flocon des neiges ! Retrouvez plus de renseignements sur l’organisateur de ce de cours de cuisine.

Dassault avec Hollande aux Philippines

28 mars, 2017 (15:51) | Uncategorized | By: admin

Depuis hier et jusqu'à mercredi, François Hollande a entamé son dernier périple officiel en tant que président de la République, voyage qui va le mener à Singapour, en Malaisie et en Indonésie, deux pays et une cité-état dont l'expansion démographique et économique est particulièrement importante et soutenue. Ces pays émergents sont donc des clients potentiels de première catégorie et François Hollande a encore une fois emmené avec lui deux ministres, Jean-Yves Le Drian pour la Défense et Christophe Sirugue pour l'Industrie, et plusieurs représentants de grandes entreprises françaises, dans l'espoir d'y conclure des accords dans les domaines des infrastructures, du développement durable, de l'énergie, des transports et de la défense. Dans ce domaine, l'entreprise la plus avancée dans ses négociations et sur laquelle reposent les espoirs du gouvernement et de l'Élysée est bien entendu Dassault Aviation. Le ministère de la Défense de Malaisie souhaite en effet acquérir de nouveaux avions de chasse et le Rafale semble tenir la corde, selon des sources locales. L'avionneur militaire français pourrait donc enregistrer de nouvelles ventes pour son chasseur, qui s'élèveraient à plus de 2 milliards de dollars, soit 1,85 milliard d'euros. Après l'Égypte, le Qatar et l'Inde, la Malaisie pourrait donc être le quatrième pays étranger à choisir un Rafale que le monde entier a injustement boudé pendant des années, malgré ses performances remarquables, qu'il démontre actuellement tous les jours dans les raids de la coalition qui mène la guerre contre Daesh. La possibilité d'un accord de vente explique la présence de Jean-Yves Le Drian dans ce voyage, puisqu'il serait susceptible de signer un contrat avec Dassault Aviation et son homologue malaisien.

Mieux comprendre la défense

27 février, 2017 (15:28) | Uncategorized | By: admin

Le poids économique de l’industrie de défense en France est considérable, par la diversité du tissu industriel concerné, par les emplois générés et par l’importance notamment de l’activité en matière de recherche et d’innovation dans les hautes technologies. A partir de la fin des années 1950, la France a mis en oeuvre une politique industrielle de défense orientée vers la recherche de l’autonomie stratégique et technologique. Elle possède aujourd’hui une industrie importante et performante, au deuxième rang en Europe, juste derrière le Royaume-Uni. Elle représente 165 000 emplois directs, au moins autant d’emplois indirects et un chiffre d’affaires de l’ordre de 15 milliards d’euros, dont le tiers environ est réalisé à l’exportation, la France se plaçant au quatrième rang mondial des exportateurs. L’industrie de défense regroupe une très grande variété d’acteurs de tailles différentes, depuis le maître d’oeuvre global jusqu’aux PME détentrices de savoir-faire spécifiques. On estime à environ 4 000 le nombre de PME impliquées dans les programmes d’armement, dont 1 500 technologiques. L’implantation des industries d’armement en région Centre résulte à l’origine de choix stratégiques. Le patrimoine industriel régional de défense est essentiel et s’articule autour de grands groupes nationaux, relayés par un tissu de sous-traitance fort et varié. Mais certains industriels sont peut-être encore réticents à vouloir travailler sur le secteur de la défense. Accéder aux marchés d’armement peut s’apparenter pour certaines entreprises à un parcours du « combattant ». Aussi, le soutien de l’Etat est indispensable et l’accompagnement des PME est une priorité. La présente étude se propose de faire un état des lieux du secteur de défense, de son contexte, d’identifier les particularités de la commande de défense et de présenter un panorama du tissu industriel régional en la matière. L’autre objectif de cette publication est de faire connaître, auprès du tissu industriel de la région Centre et des partenaires économiques en charge du soutien et du développement des entreprises, la politique de la Direction Générale de l’Armement (DGA) menée en faveur des PME. A lire sur vol en hélicoptère.

Décollage imminent

15 février, 2017 (17:26) | Uncategorized | By: admin

Les outils anti-intox

15 février, 2017 (17:25) | Uncategorized | By: admin

Des extensions Chrome promettent de signaler les fausses informations. Mais leur efficacité est sujette à caution. Depuis l’élection de Trump, les mots «fake news» et «post-vérité» sont pratiquement entrés dans le langage courant. Mark Zuckerberg a beau s’être (un peu) amendé en dévoilant un plan de Facebook pour combattre les fausses informations, le réseau social reste en première ligne. Pour certains, la question est pourtant simple. Contrairement à ce qu’affirme Zuckerberg, contrôler les fausses informations n’est pas très compliqué. Il suffit de mettre en place un plug-in (une extension) sur son navigateur internet. Deux d’entre eux ont été mis en avant : l’un, Fake News Alert, créé par un journaliste du New York Magazine, qui annonce tout de go dans les colonnes de son journal : «Voici une extension qui signalera les sites de fake news pour vous» et l’autre, B.S Detector (le détecteur de bullshit, «conneries» en français) par un développeur, Daniel Sieradski. Mashable présente son projet : «Facebook ne détecte peut-être pas les fausses infos, mais cette extension Chrome le fera.» Les deux se vantent d’avoir mis au point leurs plug-in en moins d’une heure. «J’ai fait ça en une heure hier après avoir lu le bullshit de Zuck qui est incapable de signaler les sites de fake news. Evidemment que c’est possible. Il faut juste un peu de volonté pour attaquer ce non sens», écrit le développeur sur le site Product Hunt, où il présente son projet. Leur méthodologie est en effet très simple : les deux plug-in fonctionnent de manière similaire. Ils ont établi une liste de sites connus pour propager des intox, des articles complotistes, ou même des articles de satire pour signaler aux internautes que ces sites ne sont pas «une source d’information fiable». Les listes des sites «non fiables» sont disponibles ici et ici. La méthodologie est donc simple, mais interroge aussi sur l’efficacité de tels plug-in. Fake News Alert affiche un bandeau rouge quand on visite un site. Et ne fait pas la différence entre The Onion et Breitbart. Le premier est humoristique et satirique, alors que le second, qui appartient à l’ultra-droitiste Steve Bannon, aujourd’hui conseiller de Trump à la Maison Blanche, a partagé un grand nombre de fakes pendant la campagne. Un petit test sur B.S Detector montre qu’il a remarqué que ClickHole (une émanation de The Onion, qui joue clairement sur les titres qui «font du clic») est un site satirique. Mais on constate aussi… les limites d’une telle liste. Puisque tout le contenu des sites considérés comme «non-fiables» est automatiquement signalé, des articles vrais se retrouvent affublés d’un bandeau rouge. Ainsi, un article d’Occupy Democrats, un site de gauche qui a publié de nombreux articles faux pendant la campagne, a été signalé. Pas de chance, cette fois il était vrai. Le New York Times a confirmé que 2 000 vétérans comptaient bien protéger des manifestants de la police.

Le bilan positif de l’EASA

22 décembre, 2016 (13:55) | International | By: admin

l’Agence européenne de la sécurité aérienne a accompli un travail impressionnant. Après avoir pris mes fonctions de directeur exécutif en septembre 2013, j’ai constaté avec plaisir que l’Agence continuait à renforcer sa position de pilier central en Europe dans le domaine de la sécurité aérienne. En 2013, l’Agence a connu une stabilisation et une amélioration de son champ de compétences. En nous appuyant sur l’expertise existante et dans un contexte de ressources limitées, nous sommes parvenus à répondre aux attentes élevées exprimées dans le programme de travail annuel pour 2013. Nous avons poursuivi nos activités en vue de définir une approche fondée sur les performances en matière de sécurité. Dans ce contexte, les exigences du système de gestion de la sécurité ont été introduites afin de renforcer la sécurité et de pallier les principaux risques recensés dans le plan européen de sécurité aérienne. En outre, tout au long de l’année, nous avons déployé des efforts intensifs en vue d’introduire la nouvelle méthode de normalisation qui est devenue applicable dans le cadre d’un nouveau règlement de la Commission. Ce nouveau règlement qui s’appuie sur l’expérience acquise au cours des sept dernières années rationalise le processus d’inspection. En 2013, nous avons progressé sur la voie d’une résolution plus efficace des problèmes liés à la communauté de l’aviation générale, afin de réduire les exigences réglementaires, dans la mesure du possible, et de les simplifier selon les nécessités. L’objectif à long terme est la mise en place d’un environnement réglementaire proportionné aux attentes en matière de sécurité exprimées par les divers acteurs de la communauté de l’aviation générale. En octobre 2013, les avis de l’Agence sur les limitations de temps de vol et sur les exploitants de pays tiers ont été soumis au contrôle du Parlement européen et du Conseil. Les avis reflétaient l’acceptation générale de la communauté de l’aviation européenne et la priorité indiscutable accordée à la sécurité. Au cours de l’année, nous nous sommes consacrés à de nombreuses autres tâches, y compris en ce qui concerne la certification des nouveaux Airbus A350 et Airbus A320neo, l’extension des accords bilatéraux à des régions situées en dehors de l’UE, ainsi que la promotion du système SAFA de l’UE, désormais reconnu en tant qu’outil important contribuant à la sécurité aérienne mondiale. Source: http://www.vol-l39.com

Financer les start-ups

23 novembre, 2016 (17:31) | business | By: admin

Pourquoi si peu de licornes en Europe ? Comment favoriser l’émergence de nouvelles entreprises qui rayonnent à l’international ? Récit du troisième débat du Forum «Qui gouverne Internet ?». «Quand j’ai démarré, mon projet faisait rire les investisseurs». Uber, Dropbox, Airbnb, Snapchat, Spotify… et désormais Blablacar. En septembre 2015, la start-up a rejoint le club très fermé des «licornes», ces entreprises de moins de dix ans non cotées en Bourse, dont la valorisation dépasse le milliard de dollars. Le leader du co-voiturage a pris du galon en bénéficiant d’un investissement de 200 millions de dollars. Le Français pèserait désormais 1,6 milliard de dollars. Mais il est bien le seul. Selon, CBInsights sur les 153 licornes que compte la planète, seize seulement sont européennes (cinq en Allemagne, cinq au Royaume-Uni, deux en Suède, et une en France, une aux Pays-Bas, une en Ecosse, une au Luxembourg et une en Suisse). Pourquoi si peu ? L’Europe est-elle incapable d’accompagner l’émergence de champions du numérique ? Bernard Benhamou, secrétaire général de l’Institut de la Souveraineté Numérique, tente une première réponse. Le problème viendrait de la structure des capital-risqueurs. L’Europe n’a pas de fonds de pension. Les investisseurs ne sont pas aussi importants qu’aux Etats-Unis. Ceux qui existent ne sont pas prêts à prendre autant de risques. Si Blablacar s’est distinguée dans ce contexte, «c’est parce que l’entreprise s’est développée sur un angle-mort», explique l’expert. «Aux Etats-Unis, personne ne voyait la nécessité de faire du co-voiturage car le pétrole est bon marché. Mais ailleurs en Europe, en Amérique du sud et en Asie, l’intérêt est immense, surtout en période de crise.» Blablacar s’est donc créée au bon moment et aux bons endroits. Certes, il y a la Banque européenne d’investissement. Le plan Juncker a permis à Eric Leandri de bénéficier d’un prêt de 25 millions d’euros pour lancer son moteur de recherche Qwant. «Nous avons été les premiers à bénéficier de cette aide et nous en sommes très heureux mais des fonds privés devraient être capables d’abonder au même niveau» souligne l’entrepreneur. D’abord ils vous ignorent, ensuite ils se moquent de vous, après ils vous combattent et enfin, vous gagnez. Rafi Haladjian, a la tête de Sen.se, sa dix-septième entreprise, regrette «la vision un peu négative» de ses contradicteurs. «On apprend à faire avec ce contexte», dit-il. Son expérience va pourtant dans le même sens : «Quand j’ai démarré, mon projet faisait rire les investisseurs. Je suis allé à Bercy pour évoquer l’opportunité des objets connectés, on m’a suggèré de laisser tout ça aux Chinois. Je ne peux aujourd’hui m’empêcher de penser à Ghandi à qui l’on prête la phrase suivante :«D’abord ils vous ignorent, ensuite ils se moquent de vous, après ils vous combattent et enfin, vous gagnez.» » Alors comment favoriser la création de licornes ? D’abord en changeant les esprits, explique Bernard Benhamou. «L’idée qu’une start-up qui se fait acheter est une bonne chose est entrée dans les mœurs, même les ministres s’en réjouissent. Mais quand Withings est reprise par Nokia, l’entreprise ne sort pas seulement de France, elle est cannibalisée. Elle est annihilée dans son développement. Et on se prive de tout un écosystème : sous-traitants, emplois, taxes mais aussi respect de certaines valeurs», ajoute le fondateur du portail de services mobiles Proxima Mobile, qui rêve d’un CTO de l’Etat. Une sorte de chef d’orchestre du numérique, avec une vision stratégique à long terme, «comme aux Etats-Unis», dit-il, déplorant l’absence d’un Al Gore européen. Il faut saluer l’initiative French Tech, souligne Eric Leandri, même si une European Tech aurait eu plus de sens, «elle aurait permis le brassage des cultures et favorisé l’innovation.»

La Grèce se met à la rigueur

23 novembre, 2016 (17:30) | International | By: admin

Hautement impopulaire, le projet prévoit des mesures pour accélérer les privatisations et augmenter les taxes indirectes. Le gouvernement grec espère ainsi une reprise du plan d’aide accordé l’été dernier par la zone euro. Les députés grecs ont adopté ce dimanche de nouvelles mesures de rigueur réclamées par ses créanciers comme condition pour le versement de la prochaine tranche de prêt, avant une réunion de l’Eurogroupe mardi. La faible majorité gouvernementale conduite par la gauche Syriza du Premier ministre Alexis Tsipras a adopté un projet de loi de 7000 pages, hautement impopulaire, qui prévoit notamment un mécanisme de correction automatique en cas de dérapage budgétaire et des mesures supplémentaires pour accélérer les privatisations et augmenter les taxes indirectes. Le gouvernement grec espère que l’adoption de ces mesures de rigueur permettra la reprise du plan d’aide accordé l’été dernier par la zone euro mais bloqué depuis plusieurs mois. Athènes attend que ses créanciers débloquent mardi quelque 5,4 milliards d’euros et allègent l’énorme dette grecque qui représente environ 180% de son produit intérieur brut.

Barcelone: un robot pour chauffeur

21 septembre, 2016 (14:14) | business | By: admin

Chauffeurs de bus, de taxis : tous vivent actuellement leurs dernières heures. C’est désormais une certitude. D’ici moins de cinq ans, ils seront sans doute remplacés par des softwares. J’en ai eu la preuve récemment, en assistant à un séminaire à Barcelone consacré aux nouvelles technologies. J’y suis allé avec plaisir, car c’est souvent l’occasion d’observer de plus près les innovations qui sont sur le point de chambouler nos vies. Et celle qui m’a vraiment ébloui cette fois, c’est l’incroyable avancée qu’ont pu faire les voitures autonomes. Les premiers véhicules automatisés débarquent un peu partout, par la petite porte, sans que l’on en parle trop. Et s’ils ne sont pour le moment qu’en phase de test, l’engouement dont témoignent industriels et politiques pour ces transports révolutionnaires révèle à quel point ils risquent de se développer rapidement. Le monde du futur est en passe de devenir réalité. Il ne sera certes pas fait de voitures volantes (du moins, pour l’instant), mais nous conduit cependant à avoir des programmes pour chauffeur : et c’est déjà pas mal. En réalité, j’ai longtemps eu du mal à voir l’intérêt de cette technologie. Je ne sais pas trop pourquoi. Mais ce qui est clair, c’est que l’intérêt que représentent ces conducteurs ne peut laisser personne de marbre. Il y a bien entendu la sécurité : un programme informatique ne roule pas en état d’ivresse, n’est pas distrait par un appel téléphonique, et ne peut s’endormir au volant. En soi, c’est déjà beaucoup, et cela va déjà améliorer notablement la sécurité routière. Après tout, 90% des accidents graves sont liés à une erreur humaine. Mais ce n’est en fait qu’un début. Les voitures autonomes vont également rendre la circulation plus fluide, ou encore permettre de relever les limitations de vitesse ! Mieux encore, il sera enfin possible d’envisager les voitures volantes. Car si des humains ont déjà du mal à rouler correctement dans un espace en 2 dimensions, je vous laisse imaginer ce que cela donnerait dans les airs ! Tandis qu’avec un robot pour chauffeur, tout devient soudain possible…Cette présentation m’a tellement fait rêver que désormais, je suis pressé de voir venir cette mutation prendre sa place dans le paysage. Clairement, depuis ce séminaire à Barcelone, je ne vois plus du tout les choses de la même manière ! D’ailleurs, au passage, je vous mets en lien l’agence qui s’est chargée de l’événement : j’ai été séduit par la qualité de son organisation. Suivez le lien pour le contact : http://www.agence-seminaire-barcelone.fr

iWatch

5 juillet, 2016 (12:34) | business | By: admin

Après avoir lancé la première édition de son Apple Watch, le géant californien a encore franchi une étape supplémentaire dans son ambition de conquête du marché du luxe avec la version Hermès. Tout a été dit à ce sujet, mais cette innovation et les changements qu’elle introduit représentent un magnifique cas d’école pour voir ce qui a évolué dans le rapport entre luxe, nouvelles technologies et pérennité. A priori on a à faire à trois éléments bien différents, voire parfois opposés, mais qui pourtant ont toujours entretenu un lien de proximité, comme le montre l’histoire des marques et des technologies. La marque à la pomme s’est toujours inscrit dans cette logique. Depuis sa création Apple veut tirer vers le haut les « nouvelles technologies ». Steve Jobs s’est toujours démené pour que les machines soient considérées au même titre que des objets de luxe. En s’attaquant à la montre, il semblerait que le géant californien ait enfin trouvé le moyen de parachever cet objectif. Pourtant, malgré les efforts consentis, on réalise que même un objet imposant tel que l’Apple Watch Edition Gold n’a pas encore atteint tout à fait le prestige d’une Oyster Perpetual Rolex ou d’une Big Bang Hublot. Ne parlons même pas d’une complication Patek Philippe. Il y’a sans doute plusieurs raisons à cela, bien évidemment Apple est un nouveau-né sur le marché de l’horlogerie. Mais la raison qui nous intéresse ici et qui nous paraît fondamentale, c’est le rôle joué par la technologie dans l’objet de luxe. Ce qui fait que l’Apple Watch Edition Gold n’est pas perçue spontanément comme une montre de luxe par les amateurs du genre, malgré son prix élevé et le choix des matériaux, c’est l’intuition de l’obsolescence du produit. En effet, l’acquéreur n’aura pas le sentiment de posséder un objet qui traversera les générations. Il ne pourra jamais lui attribuer le fameux slogan de Patek « You never actually own a Patek Philippe, You merely take care of it for the next generation ». A peine mis sur le marché, le produit technologique par définition est déjà dépassé. Alors que le produit de luxe, lui, peut se repasser d’une génération à une autre sans subir les effets du temps. Il y a pourtant des exceptions. Un moteur de Ferrari V12 réussit par exemple cet incroyable tour de passe passe : bien qu’objet technologique pure, il ne craint pas l’obsolescence. Mais cette « faculté » n’est pas donnée à tous les objets technologiques. En effet, dès qu’il s’agit de « nouvelles technologies » on se rend compte que les choses se compliquent et qu’il faut ajouter des « artifices » et du « marketing » pour dire « ceci est un objet de luxe que l’on va garder ». La question qui se pose alors est : « N’est-ce pas cette difficulté à atteindre la pérennité qui empêche les nouvelles technologies de rejoindre spontanément l’univers du luxe ? » Cette démarcation naturelle semble infranchissable, car le propre de la technologie c’est bien de toujours se dépasser elle-même par le biais de l’innovation. Pourtant, cela ne veut pas dire pour autant que les objets de luxe ne peuvent être des objets technologiques. Les marques de luxe ne cessent d’innover. Certaines ont même désormais tout misé sur l’innovation. Mais on peut ajouter tous les rubis et l’or que l’on souhaite à une montre, à partir du moment où on sait qu’elle est déjà dépassée par la mise à jour à laquelle elle ne pourra pas échapper, elle cesse immédiatement d’être perçue comme un pur objet de luxe. Car la raison principale pour laquelle elle sera désirée par le consommateur sera bien l’innovation technologique. La question qui se pose aux marques et aux innovateurs aujourd’hui est « comment créer un objet parfaitement homogène qui soit un bon compromis entre luxe et technologie ? » On trouve une belle illustration de ce problème au travers des objets de la marque « Art of Secret ». En redonnant vie à la tradition des meubles secrets, elle va chercher son inspiration dans l’histoire de l’artisanat et des techniques. Ainsi, le bureau Duo Expression se présente au premier abord comme un bel objet de design composé de bois et cuir précieux. La technologie qui lui permet d’être un meuble secret n’est pas une fin en soi, elle est juste un moyen. Etant totalement invisible, elle ne perturbe pas l’usage. On comprend alors qu’à partir du moment où la technologie est parfaitement intégrée dans l’objet et qu’elle n’est pas le but ultime, alors on a en partie répondu à la question : un objet de luxe peut bien être un objet technologique quand son usage devient pérenne. L’inverse est moins évident : un objet technologique ne devient pas systématiquement un objet de luxe, parce qu’il aurait pris les atours du luxe. Et quand une marque de la taille d’Apple, doit aller chercher la caution d’une autre telle que Hermès pour se dire qu’elle appartient à l’univers du luxe, alors, là, n’est-on pas dans l’artifice?