L’art du Selfie

22 février, 2016 (15:22) | Loisir | By: admin

La Russie partenaire de l’adoption en France

22 février, 2016 (15:21) | International | By: admin

La Fédération de Russie représente un partenaire essentiel de la France dans le cadre de l’adoption internationale. La Russie constitue le premier pays d’origine (devant l’Ethiopie et la Colombie) des enfants adoptés à l’étranger par des familles françaises ou résidant en France : ainsi, 286 enfants russes ont été adoptés en 2011, 235 en 2012 et 185 en 2013, en procédure individuelle (2/3) ou par l’intermédiaire d’un des trois organismes d’adoption agréés (Agence Française de l’Adoption, De Pauline à Anaëlle et Enfance Avenir). En Russie, le cadre législatif pour la protection et le placement des enfants privés de soins parentaux est régi par le Code de la Famille (art 121, 122, 123,124, 127, 146, 165), le Code Civil (art 34) et certaines lois fédérales (loi N° 351 et 167 FZ). L’année 2013 a été particulièrement dense en termes d’échanges diplomatiques. Elle marque une année charnière de transition dans la coopération bilatérale de nos deux pays, suite notamment à d’importantes modifications survenues dans l’arsenal législatif russe : – entrée en vigueur de la loi fédérale russe N°167 FZ du 3.7.2013 portant réforme du Code de la Famille en matière de placement d’enfants orphelins et d’enfants privés de soins parentaux et prohibant l’adoption d’enfants russes par des couples de même sexe et des célibataires issus de pays ayant légalisé le mariage pour couples de même sexe. entrée en vigueur du décret promulguant l’obligation d’envoi de rapports de suivi des conditions de vie et d’éducation jusqu’aux 18 ans de l’enfant adopté. – entrée en vigueur de la circulaire d’instruction de la Cour Suprême russe du 29.8.2013 adressée aux juridictions russes relatives aux modalités d’application de la loi N°167 FZ – entrée en vigueur le 27.12.2013 du traité bilatéral franco-russe (signé à Moscou le 18.11.2011, ratifié par la Russie le 28.7.2012 puis par la France le 16.12.2013) relatif à la coopération dans le domaine de l’adoption dont l’objectif est de renforcer la coopération entre nos deux pays, de consolider les conditions de transparence et d’éthique dans l’intérêt supérieur des enfants adoptables, de sécuriser le parcours des candidats à l’adoption. Le traité institue le recours obligatoire à un opérateur (art 10) et met donc fin aux adoptions en procédure individuelle (à l’exception de celles prévues à l’art 20 et engagées avant l’entrée en vigueur du traité). Il prévoit la sélection des candidats à l’adoption par les autorités régionales russes (art 10, 11 et 12). Enfin l’art 16 al 6 précise les modalités de placement d’un enfant adopté dans une nouvelle famille (en cas de décès des parents adoptifs ; d’échec à l’adoption) conformément aux législations nationales respectives. La France se félicite de la ratification du traité bilatéral entré en vigueur le 27.12.2013 qui consolide la coopération entre nos deux pays dans le cadre de l’adoption internationale. Source: voyage groupe Russie.

Faire plus pour les migrants

22 février, 2016 (15:18) | International | By: admin

L’Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis le début de l’année plus de 350 000 personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l’«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l’établissement du «califat» du groupe armé État islamique à cheval sur l’Irak et la Syrie. Mais cette crise n’est pas exclusive à l’Europe, l’Asie du Sud-Est aux prises avec un trafic de migrants aussi tentaculaire que meurtrier connaît également cette triste réalité. » Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a exhorté lundi les pays européens à «faire plus» en faveur des centaines de milliers de migrants et réfugiés qui affluent vers l’Europe. «J’exhorte l’Europe à faire plus», a déclaré M. Ban à l’ouverture de la session annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU. Tout en reconnaissant que la crise migratoire en Europe suscite «de fortes passions», il a affirmé devant les 193 pays membres de l’assemblée que la réponse à cette crise devait être guidée «par les lois internationales, les droits de l’homme et la compassion». Face à ce phénomène, la solution n’est «pas de construire des murs» – comme le fait par exemple la Hongrie -, mais de traiter les causes de cet exode comme les guerres et les persécutions religieuses, a-t-il fait valoir. «Cent millions de personnes dans le monde ont besoin d’une assistance humanitaire immédiate» et 60 millions sont déplacées ou réfugiées, a-t-il souligné. «Jamais les humains ne se sont autant déplacés» pour fuir conflits, catastrophes ou famine. Il a par ailleurs rappelé qu’il avait convoqué une réunion ministérielle pour mercredi à l’ONU, en marge des travaux de l’assemblée, afin de tenter de définir «une approche globale» à la crise migratoire. Une des principales causes de la crise migratoire, la guerre en Syrie, devrait dominer les discours à la tribune de l’assemblée lundi, avec des interventions très attendues du président américain Barack Obama et de ses homologues russe Vladimir Poutine et français François Hollande.

Volkswagen savait depuis 2007

22 février, 2016 (15:16) | business | By: admin

L’équipementier auto Bosch avait fourni le logiciel permettant de réduire en apparence les émissions polluantes de ses diesel. Mais avait averti qu’il ne devait être en aucun cas monté sur des voitures de série. Qui savait quoi et depuis quand ? Depuis le début de l’affaire, les organes de contrôle internes à Volkswagen fouillent dans les vieux dossiers, à la recherche d’explications sur le scandale des moteurs diesel truqués qui a déjà coûté son poste au grand patron de Volkswagen Martin Winterkorn, remplacé vendredi par Matthias Müller. Et on en apprend tous les jours. Ce week-end, la presse allemande a ainsi révélé que l’équipementier Bosch aurait fourni dès 2007 à Volkswagen le logiciel permettant de truquer les émissions polluantes de ses véhicules diesel «à des fins de test». Mais le fournisseur avait pris soin de prévenir son client par écrit que l’installation de ce logiciel sur des voitures série serait totalement «illégale». «Visiblement, on avait connaissance de manipulations des émissions jusque dans les cercles élevés du management, depuis 2007», affirme l’édition dominicale du Bild Zeitung. Bosch rejette toute responsabilité dans cette affaire, rappelant que «dans le cadre de nos relations commerciales avec Volkswagen, nous sommes tenus à la confidentialité… La responsabilité de développer et d’intégrer les composants fournis repose sur VW.» Et il y a eu d’autres mises en garde de Bosch. Selon l’édition dominicale du Frankfurter Allgemeine Zeitung cette fois, un technicien du constructeur allemand aurait alerté ses supérieurs en 2011 de ces pratiques illégales. Ce document écrit de 2011 aurait été présenté vendredi aux membres du Conseil de Surveillance, sans que personne ne puisse s’expliquer pourquoi ces alertes répétées sont restées sans effet. Le dernier signal d’alarme connu remonte à mai 2014, lorsque les autorités environnementales américaines ont commencé à se pencher sur les modèles diesel du groupe. Sans que VW ne modifie en rien ses pratiques, ce qui plonge les observateurs allemands dans la plus grande perplexité. Sous pression maximale, le géant mondial de l’automobile s’apprête à faire appel à un cabinet américain d’audit externe, notamment pour déterminer une éventuelle responsabilité personnelle de plusieurs membres du directoire. Les cadres de la direction qui auraient agi de façon délibérée risquent des poursuites à titre personnel et des demandes de dédommagement du groupe, selon le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le PDG partant, Martin Winterkorn, qui a endossé la responsabilité du scandale tout en assurant ne rien savoir de l’affaire, réclamerait toujours de son côté le parachute doré de 28 millions d’euros que lui assurait son contrat. Il réclamerait en outre ses salaires jusqu’en 2016 et des primes de départ… Mais il n’est pas encore assuré de toucher cet argent, vu l’ampleur de la polémique outre-Rhin. Longtemps restées silencieuses, les autorités allemandes exigent désormais de Volkswagen un calendrier pour mettre tous les véhicules concernés par la tromperie aux normes anti-pollution. Le KBA, l’autorité fédérale des transports, a demandé au constructeur «des mesures contraignantes et un calendrier» d’ici le 7 octobre expliquant comment le groupe entend mettre ses véhicules aux normes d’émissions polluantes sans logiciels faussant les résultats, selon le Bild. Sans quoi le KBA pourrait retirer son agrément à tous les véhicules concernés. Les automobilistes ne pourraient alors plus utiliser leur véhicule s’il est concerné par le scandale, ce qui laisse augurer de sommes colossales en dommages et intérêts puisque rien qu’en Allemagne, près de 3 millions de véhicules seraient concernés ; et il y en a 11 millions à travers le monde. Le quotidien Die Welt doute toutefois de la détermination de Berlin, et parle même de «complot du diesel», assurant que le gouvernement allemand tente en parallèle de repousser l’introduction d’un nouveau test fiable par l’Union européenne de fin 2017 à 2021.

En Montgolfière sur Polignac

16 novembre, 2015 (17:07) | aviation, Loisir | By: admin

Cette semaine, je me suis rendu en Haute-Loire pour une activité plutôt singulière : un vol en montgolfière qui m’avait été offert par des amis. Une expérience déjà étonnante, au cours de laquelle j’ai découvert un site tout aussi étonnant : la forteresse de Polignac. Imaginez. A quelques encablures du Puy-en-Velay apparaît soudain une image que l’on croirait sortie d’une vieille gravure ou d’un jeu vidéo : une fortesse isolée. Quand on la découvre, surplombant toute la région alentour et faisant jeu égal avec les monts qui se devinent à l’horizon, on éprouve vraiment une impression étrange : celle de ne pas être dans la réalité ! Le lieu semble trop improbable, trop idéal pour exister. Et pourtant, ce puissant donjon est bien là, juché sur un large promontoire parfaitement arasé. Il est installé à près de 100 mètres d’altitude, semblant veiller sur des petites maisons qui paraissent avoir été semées à la volée au pied d’une large table volcanique. Ce château fort est l’ultime témoin d’une époque révolue et de l’existence de la puissante famille des Polignac qui a compté, au fil des générations, des hommes d’État et des hommes d’église, des chefs de guerre et des ambassadeurs. Cette forteresse ne possède pas de remparts car son emplacement naturel suffit à la défendre. Pour l’atteindre, il faut grimper, ce que je n’ai pas manqué de faire après le vol (ce fut décidément une journée toute en altitude). Un chemin et des escaliers mènent à la plateforme où l’on peut visiter quelques parties d’anciennes habitations seigneuriales et le donjon. Cette tour de pierre qui a été divisée en trois étages permet de grimper au sommet de ses 83 mètres et de découvrir une vue exceptionnelle sur la plaine et les massifs qui l’entourent. Pour découvrir la forteresse vue du ciel, je vous invite à essayer la montgolfière. Selon les vents, il est possible de découvrir les paysages toute l’année, départ au pied du château, et bien sûr d’avoir une vue exceptionnelle sur le Puy-en-Velay et les gorges de la région. Vous trouverez toutes les informations en suivant le lien vers le prestataire de ce baptême en montgolfière.

Le ghosting ou disparaitre du monde digitale

16 novembre, 2015 (17:05) | santé | By: admin

Le “goshting”, littéralement tiré de l’anglais “fantôme”, consiste à disparaitre pour éviter la confrontation, dans le cas d’une rupture sentimentale par exemple. Ce phénomène est-il nouveau ? Dans le champs de la culture humaine, il n’y a pas ou peu d’inédits. Par contre, nous renouvelons perpétuellement les anciens thèmes racontés par les siècles. Dans ces renouvellements il y a toujours des formes surprenantes. Le “ghosting” auquel vous faites référence est la réactualisation d’un ancien thème, qui pourrait être le thème des mystes. Les mystes sont ces détenteurs d’un secret, d’un non-dit, d’une chose cachée et tenue à l’écart de l’homme de la rue. Étymologiquement, le “upsilon” des “mystes” est le “y” de mystères, mais aussi le “u” que l’on retrouve dans “muet”, et dans l’anglais “mute”, c’est-à-dire quelque chose que l’on a tû, que l’on écarte des oreilles des autres. Le ghosting est une manière de se retirer de la prononciation, de s’extraire du discours social. Mais avec une variation : il renvoie immédiatement à la question du corps. Du corps présent, et du corps absent. Dans votre question, vous parlez immédiatement du contexte amoureux : c’est celui dans lequel le corps est toujours en perspective : perspective du toucher, de la fusion, du dégoût, du frôlement… Il n’y a pas des milliards de formes archétypales où le corps s’exprime (par sa présence ou par son retirement). Le lecteur de Barthes le sait : on se sent un peu violé en lisant les Fragments du discours amoureux, qui est un livre qui parle si intimement de nous alors qu’il parle en réalité du tout-à-l’avenant. Mais on peut toujours trouver des configurations nouvelles. Le “ghosting” est ainsi une manière de retirer son corps du discours social. De devenir le seul capable de parler de lui, de priver les autres d’agir sur lui, de faire de soi un secret pour l’autre. D’un côté c’est la preuve d’une force de caractère : on se retire d’un courant qui, pourtant, exprime du désir pour nous. D’un autre, c’est très commode : on tait aussi, presque magiquement, les voix de ceux qui ont quelque chose à nous dire. A l’ère du tout-numérique, où on peut facilement suivre la vie d’une personne sur les réseaux sociaux, ou la contacter à tout moment par internet, est-ce que phénomène est amplifié ? Le soi a toujours été une sorte de commodité, un bien d’échange. C’est la question de l’intimité qui se joue ici : où mon intimité commence-t-elle, qu’est ce que j’accepte de montrer de moi pour trouver ma place parmi mon époque ; et qu’est ce que je retire du marché courant, qu’est-ce que je me réserve. Cette dernière partie de nos vies est touchée par quelque chose de sacré. Sa valeur grandit. Elle devient comme de l’or. Nous la gardons jalousement comme le dragon. C’est toujours un bien d’échange, mais avec un tout petit nombre d’élu(e)s. A un moment de l’histoire où nous sommes obnubilés par la question de la relation, le soi est plus que jamais le centre d’un commerce. Un commerce des affects, un commerce amoureux, un commerce de l’égo. En conséquence de quoi, il nous arrive parfois d’emprunter un peu à la tirelire de l’intimité sacrée, pour habiller telle ou telle transaction sociale. On vend de la pudeur.

La Grèce et l’exigence d’entraide

16 novembre, 2015 (17:04) | International | By: admin

La participation du FMI au plan d’aide à la Grèce est loin d’être acquise et ne sera possible que si l’UE s’engage à alléger massivement la dette du pays, a prévenu l’institution mardi. Réclamée par les Européens, la participation du FMI au plan d’aide à la Grèce est loin d’être acquise et ne sera possible que si l’UE s’engage à alléger massivement la dette du pays, a prévenu l’institution mardi. «Nous avons été très clairs sur le fait que (…) nous avons besoin d’une solution concrète et ambitieuse au problème de la dette» pour accorder de nouveaux prêts à Athènes», a déclaré sous couvert d’anonymat un haut cadre du Fonds monétaire international en présentant un rapport sur la dette grecque. Ce document, publié dans l’urgence après des fuites dans la presse, avait été remis aux dirigeants européens samedi, deux jours avant la conclusion d’un pré-accord avec la Grèce prévoyant un troisième plan d’aide de 82 à 86 milliards d’euros sur trois ans en échange de réformes drastiques. Le diagnostic du FMI est sans appel: la dette grecque est «totalement non-viable» et devrait approcher les 200% de son produit intérieur brut dans les deux prochaines années, contre un ratio d’environ 175% actuellement. Or, aux termes de ses règles internes, le Fonds ne peut accorder des prêts à un pays que si sa dette est considérée «viable, avec une très forte probabilité». L’institution de Washington, qui avait contourné ses propres règles pour renflouer la Grèce en 2010 et en 2012, semble décidée à ne pas rééditer l’expérience. Depuis plusieurs semaines, elle appelle donc les Européens à alléger la dette faramineuse du pays, qui frôle les 320 milliards d’euros, afin de la rendre plus «viable». Mais, pour l’heure, ses demandes n’ont guère été entendues par des Européens qui sont de loin les premiers créanciers de la Grèce. L’accord arraché in extremis lundi, qui exige noir sur blanc la présence du FMI aux côtés des Européens, se contente ainsi d’indiquer que des «mesures additionnelles» d’allègement de dette pourraient être envisagées si Athènes tient ses engagements. «Ce n’est pas très concret, c’est un peu faible», a balayé le haut responsable du FMI, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse téléphonique. Le rapport du Fonds utilise un langage plus nuancé mais ne dit guère autre chose. «La dette de la Grèce ne peut désormais être viable qu’avec des mesures d’allègement de la dette qui vont beaucoup plus loin que ce que l’Europe a envisagé de faire jusque-là», indique le document. Le FMI soumet trois options aux Européens. La première consisterait à étendre de 10 à 30 ans le «délai de grâce» pendant lequel la Grèce n’aurait pas à rembourser sa dette aux Européens. La seconde, plus vague, résiderait dans des «transferts annuels» de fonds qui iraient directement alimenter le budget de la Grèce. La troisième est sans aucun doute la plus controversée: il s’agirait d’un «effacement de dette» pur et simple dont les Européens, Berlin en tête, ne veulent pas entendre parler. La chancelière allemande Angela Merkel a ainsi plusieurs fois assuré qu’une réduction classique de la dette grecque était «hors de question». Dans un précédent rapport publié avant le référendum grec du 5 juillet, le Fonds avait pourtant déjà évoqué cette option, chiffrant à 53 milliards d’euros la perte sèche encourue par les Européens au cas où Athènes ne tiendrait pas ses objectifs budgétaires. Une dégradation de la conjoncture en Grèce serait également lourde de conséquences financières pour les Européens, prévient le Fonds dans son rapport. «Des financements supplémentaires exceptionnels pourraient être nécessaires de la part des Etats-membres» en sus des 85 milliards d’euros envisagés par le FMI et retenus, peu ou prou, par la zone euro dans son pré-accord avec la Grèce. A terme, ce rapport pourrait bien relancer le débat sur l’engagement du FMI en Grèce, qui est exigé par l’Allemagne mais âprement combattu par Athènes. Pour l’heure, la question est en suspens: le FMI est de fait dans l’incapacité légale de prêter le moindre centime à la Grèce depuis que le pays a fait défaut vis-à-vis de l’institution le 30 juin. «Nous ne pouvons pas engager de discussions sur un programme tant que ces arriérés n’auront pas été épurés», a rappelé le responsable du FMI mardi.

Incentive et nationalisme

9 septembre, 2015 (17:14) | business | By: admin

Ah, l’épineuse question que voilà : quelle différence y a-t-il entre patriotisme et nationalisme ? Avant-hier, j’ai participé à un congrès à Deauville où je me suis rendu compte que nombre de mes collègues ne faisaient pas la différence entre les deux, ce qui n’a pas manqué de provoquer quelques quiproquos. Pour faire simple, le patriotisme désigne la dévotion pour son pays. Il est régulièrement confondu avec le nationalisme, mais c’est dans les faits une idée bien plus vieille, et plus large également. Le nationalisme requiert en effet que les nations existent en tant qu’entités reconnues ; le patriotisme, quant à lui, peut désigner de manière plus large la dévotion à un milieu ou à une manière de vivre : il n’a nul besoin de renfermer l’idée de pays. Le patriotisme est plus une inspiration qu’une opinion politique, en fin de compte; cela dit, cela ne l’empêche pas de disposer l’individu à l’action, surtout en période de discorde. On pourrait évidemment supposer qu’il s’insère dans la lignée directe du conservatisme ; mais il ne croît pas qu’en cet endroit. Les régimes communistes, par exemple, ont souvent développé et encouragé le sentiment patriotique. L’URSS l’a notamment mis à l’honneur au cours de la seconde guerre mondiale : une guerre qualifiée de patriotique, justement. Dans des contextes particuliers, le patriotisme peut également servir de pancarte aux partis, comme cela se produisit en Angleterre au XVIIIe siècle, lorsque le mot « patriote » en vint à désigner une idéologie nationaliste ; toutefois, de telles associations font rarement long feu, car comme je l’ai déjà dit : patriotisme et nationalisme ont à voir, mais ne se confondent pas. A propos de ce congrès à Deauville, je regrette au passage de n’avoir pas eu le temps de profiter de la destination. Se déplacer à un congrès et n’avoir pas une minute à soi a toujours quelque chose de désagréable. J’espérais franchement voir un peu plus la destination (d’autant plus que je n’y étais encore jamais allé), mais au lieu de ça, nous avons finalement passé l’intégralité de notre temps cloîtré dans des salles. Je vous laisse imaginer la frustration. Pour ceux qui voudraient en savoir plus, je vous laisse le lien vers l’organisateur de cet incentive à Deauville.

Exorciser le Mexique

9 septembre, 2015 (17:11) | International | By: admin

Le 20 mai dernier, le clergé a pratiqué l’exorcisme de ce pays gangrené par la violence. Le film L’Exorciste, de William Friedkin, a durablement frappé les consciences depuis sa sortie dans les années 1970 par ses images de la petite Regan qui s’agite en tous sens, comme lors d’une crise d’épilepsie, en débitant des insanités sous l’œil angoissé d’un prêtre exténué. L’exorcisme, c’est-à-dire l’action d’expulser par l’entremise d’un ecclésiastique un démon censé posséder le corps d’un individu, fascine croyants comme athées.
Et l’Église vient de donner une toute autre envergure à cette activité mystérieuse. Le 20 mai dernier, le clergé mexicain, assisté du prêtre espagnol Fortea, a pratiqué l’exorcisme du Mexique tout entier en la cathédrale de San Luis Potosí, comme l’explique Patheos (blog fondé par un catholique et une évangéliste américains). L’exercice, sans doute unique à ce jour, n’est pas inconnu de l’Église catholique, qui lui a donné un nom, exorcismo magno. Fortea a d’ailleurs raconté à la presse pourquoi l’institution catholique avait pris la décision de procéder à cette cérémonie inédite: «Parce que, dans la mesure où le péché se fait de plus en plus fréquent dans un pays, il devient plus facile aux démons de tenter les gens.» L’explosion de violence au Mexique, depuis l’ouverture d’une guerre entre les autorités et les cartels de la drogue en 2006, comme entre les gangs, constitue la raison première de la mise en place de ce rite. Le père Fortea est conscient que cet exorcisme ne risque pas de changer grand-chose à la situation immédiate du pays mais, il en est certain, il aura à terme des répercussions positives. Il souhaite même étendre la pratique de l’exorcismo magno: «Il serait bon qu’à chaque réunion d’exorcistes cette cérémonie soit réalisée pour le pays dans lequel la conférence se tient. […] Un évêque pourrait même l’autoriser une fois par an dans sa cathédrale. » Dans les colonnes du Huffington Post, Andrew Chesnut, professeur d’études religieuses à l’université de Virginie-Commonwealth, évoque une recrudescence des exorcismes dans le monde ces dernières décennies. Il explique la cérémonie de San Luis Potosí par l’attention particulière du pape François, argentin, pour l’Amérique latine. Autre cause évoquée: la légalisation de l’avortement au Mexique en 2007. Ce n’est pas non plus sans raison que l’événement s’est déroulé dans cette ville et non à México, l’État de San Luis Potosí étant fort conversateur.

Se priver d’une bonne assurance chômage

9 septembre, 2015 (17:10) | International | By: admin

Si l’emploi tarde à se relancer en France, c’est aussi à cause de l’échec des gouvernements pour dynamiser la formation et l’apprentissage. Or, si l’investissement repart et l’emploi avec lui, les entreprises rechercheront les qualifications requises. Les réformes sont encore à venir. La courbe du chômage ne s’est pas encore inversée, avec en avril une nouvelle hausse mensuelle de 0,7% du nombre de chômeurs, que déjà on se félicite de la reprise des créations d’emploi en France… Mais il ne faudrait pas vouloir tirer les dividendes d’une reprise économique avant même de les toucher. Pour l’instant, le chômage continue à s’aggraver, de 5,1% en un an pour les personnes sans aucune activité (et même de 18,5% pour les chômeurs de plus de trois ans). Déjà en décembre 2013, la courbe devait s’inverser. On sait ce qu’il en est advenu: le nombre de demandeurs d’emploi a continué à augmenter, de 7,1% en seize mois. La confiance n’exclut donc pas la prudence. L’OCDE, dans ses perspectives économiques de début juin, envisage aussi une reprise de l’emploi pour la fin de l’année 2015. Mais dans le même temps, l’organisation a revu à la baisse ses perspectives de croissance économique mondiale pour 2015 (tant pour les Etats-Unis que pour la Chine notamment). Ce qui pourrait contrarier la reprise économique française. Et, par là, l’embauche. Néanmoins, la tendance reste favorable. Il est temps, car la France fait partie des lanternes rouges de la relance de l’emploi! En France selon Eurostat, le taux de chômage atteint 10,5%, alors qu’il recule depuis longtemps en Allemagne où il ne dépasse pas 4,7%, que le Royaume Uni ne compte plus que 5,4% de chômeurs à peu près au même niveau que les Etats-Unis, que la Pologne est à 7,9% à peu près comme la République tchèque et la Belgique à 8,5%… A l’inverse, l’Espagne est à 22,9%, le Portugal à 13,2% et l’Italie à 12,6%, mais le nombre des demandeurs d’emploi a commencé à baisser dans ces pays, ce qui n’est pas le cas en France. Dans sa lutte contre le chômage, François Hollande n’a pas choisi les meilleurs outils au début de son mandat. Les exemples à l’étranger ne doivent pas toujours être suivis, mais ils méritent qu’on leur prête attention lorsque les résultats sont meilleurs qu’en France. Ainsi en Allemagne: si les «mini jobs» qui créent de la précarité sont critiqués dans le pays et reculent sous la pression du salaire minimum, l’apprentissage et la formation professionnelle donnent des résultats incontestables. Une expérience dont tous les gouvernements en France disent vouloir s’inspirer depuis plus de trente ans… sans y parvenir. Pourtant, tout le monde s’accorde à dire que la qualification professionnelle est la meilleure assurance contre le chômage, et surtout le chômage de longue durée. D’ailleurs, la structure de la population des demandeurs d’emploi, très hétérogène, souligne l’importance de la qualification: selon l’Insee en 2013, le taux de chômage parmi les diplômés de l’enseignement supérieur était deux fois moins élevé que pour les titulaires d’un Bac ou d’un BEP, et cinq fois moins élevé que parmi la population des non diplômés ou titulaires du brevet. Certes, il existe une distinction entre diplôme et qualification. Mais le Centre d’observation de la société remarque que, entre 2008 et 2013, le taux de chômage des ouvriers qualifiés est passé de 7% à 11%, alors que celui des ouvriers non-qualifiés a grimpé de 14,7% à 20,6%. Deux fois plus pour les non qualifiés qui représentent 33% de la population des demandeurs d’emplois, contre 20% pour les qualifiés. Voilà qui confirme qu’une partie de la solution pour les non qualifiés passe par la formation. Bien que l’on en parle, on réforme peu.