Faire plus pour les migrants

22 février, 2016 (15:18) | International | By: admin

L’Europe fait face à une crise migratoire sans précédent, alors que depuis le début de l’année plus de 350 000 personnes ont tenté de traverser la Méditerranée pour trouver refuge dans l’«Eldorado européen», plusieurs y laissant leur vie. Un nombre de réfugiés poussé à la hausse notamment par la guerre syrienne et l’établissement du «califat» du groupe armé État islamique à cheval sur l’Irak et la Syrie. Mais cette crise n’est pas exclusive à l’Europe, l’Asie du Sud-Est aux prises avec un trafic de migrants aussi tentaculaire que meurtrier connaît également cette triste réalité. » Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a exhorté lundi les pays européens à «faire plus» en faveur des centaines de milliers de migrants et réfugiés qui affluent vers l’Europe. «J’exhorte l’Europe à faire plus», a déclaré M. Ban à l’ouverture de la session annuelle de l’Assemblée générale de l’ONU. Tout en reconnaissant que la crise migratoire en Europe suscite «de fortes passions», il a affirmé devant les 193 pays membres de l’assemblée que la réponse à cette crise devait être guidée «par les lois internationales, les droits de l’homme et la compassion». Face à ce phénomène, la solution n’est «pas de construire des murs» – comme le fait par exemple la Hongrie -, mais de traiter les causes de cet exode comme les guerres et les persécutions religieuses, a-t-il fait valoir. «Cent millions de personnes dans le monde ont besoin d’une assistance humanitaire immédiate» et 60 millions sont déplacées ou réfugiées, a-t-il souligné. «Jamais les humains ne se sont autant déplacés» pour fuir conflits, catastrophes ou famine. Il a par ailleurs rappelé qu’il avait convoqué une réunion ministérielle pour mercredi à l’ONU, en marge des travaux de l’assemblée, afin de tenter de définir «une approche globale» à la crise migratoire. Une des principales causes de la crise migratoire, la guerre en Syrie, devrait dominer les discours à la tribune de l’assemblée lundi, avec des interventions très attendues du président américain Barack Obama et de ses homologues russe Vladimir Poutine et français François Hollande.